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Varanasi (Bénarès)

Les quelques 14 heures de train en 2nde classe prévues initialement pour rejoindre Varanasi se transforment en ~24h en 3ième sans la clim : bien qu’arrivés à l’heure à la gare, on rate notre train suite à des annonces de retard, alors qu’en faite non.

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Enfin, nous voici à destination. Varanasi, ville sainte de l’hindouisme sur le Gange où les pratiquants y font leurs ablutions ou leur toilette sacrée en descendant les ghats au petit matin. Où des hindous viennent passer leurs derniers jours car y mourir, c’est rompre le cycle des réincarnations. Où les familles viennent brûler les corps de leurs défunts, transportés à travers ses petites ruelles piétonnes jusqu’aux abords du fleuve. Ils y seront confiés à des intouchables (hors-castes considérés comme impurs) pour leur crémation à ciel ouvert. Le corps, drapé, est d’abords descendu pour une dernière immersion sacrée dans le Gange. Pendant qu’il sèche, on prépare le bûché aux côtés d’autres sur un toit prévu à cet effet. De la qualité du bois — de santal pour les familles les plus riches — dépendra combien de kilos il faut prévoir et combien de temps ça prendra : en général, 200kg et 3h. Avant l’allumage, le fils aîné assure la libération de l’âme du corps en fendant la boîte crânienne à l’aide d’une hache. Plus tard, les cendres et possibles restes seront versés dans le Gange.

Le flot est incessant, dans les 200 corps seraient brûlés chaque jour. Varanasi, ville du « feu qui ne s’arrête jamais ». Voici les photos, ne comprenants pas de cérémonie funèbre (il n’est de toute façon pas accepté de les photographier) :