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Pondy chérie

J’arrive à Pondichéry avec l’intention d’y trouver une chambre à louer pour un mois, histoire de me poser un peu et de travailler. Via couchsurfing, je trouve un hôte pour quelques jours pour faire ma recherche de location. C’est Sathish, un jeune médecin qui m’a invité à venir dans la maison d’une ONG où il habite. La troisième et dernière chambre est occupé par un autre indien DJ originaire de l’état voisin du Kerala, le salon est grand, y’a une cuisine équipée, un toit pour faire sécher le linge ou bronzer… Je décide d’y rester et de louer la chambre, bon marcher, même sans être investi dans l’ONG.

Dans les bureaux dans la rue d’à côté il y a 4 chambres disponibles et dans le petit orphelinat de la rue suivante 3 de plus, toutes vide. A mon arrivée, il n’y a aucun volontaire.

Je rencontre le coordinateur, Rajesh, avec qui je m’entends vite très bien et passe la plupart de mon temps avec lui ainsi qu’avec ses amis Jerree et Jana pour ne citer qu’eux. Repoussant continuellement mon départ vers de nouvelles contrées j’y reste 4 mois, durant lesquels une vingtaine de volontaires passent. C’est plaisant d’être entouré, de développer des liens qui durent plus de quelques heures ou quelques jours, de se sentir un peu chez soi avec une cuisine, de prendre des habitudes. Je me joins ponctuellement aux actions menées avec les volontaires.

L’ONG est Prime Trust, focalisée sur des actions sociales à Pondichéry et villages alentours. Les programmes incluent l’accompagnement et la responsabilisation de femmes souhaitant lancer un business artisanal (plus de 300 groupes d’en moyenne 10) : aide pour les demande de prêt à la banque mais si possible micro-crédits de la part de PT, pour l’achat d’outils et matières première, et suivie sur le long terme. Voici des photos d’une visite de groupes :

Surtout lorsque des volontaires font des études ou travaillent dans le domaine de la santé, sont organisés des camps médicaux auxquels Sathish participe quand il n’est pas à l’hôpital. Souvent dans des quartiers ruraux défavorisés, parfois dans des écoles, on y distribue des vitamines et si besoin autres médocs, donnons des consultations, et avons fait une fois un dépistage du diabète. Là, en général j’y notais la taille et le poids de chaque patient avant son passage auprès du médecin.

Les volontaires sont encouragés à être entreprenants et donc proposer sur quoi ils souhaitent agir et Rajesh les aide à mener leur projets à bien. Une fille a donné des cours de boxe, une autre d’informatique, certains ont fait des programmes de sensibilisation. Sur la fin on organisait des cours du soir dans le quartier avec une quinzaine enfants, ils commençaient par leurs devoirs et on donnait un cours d’anglais et un de français, finissant par des activités plus détendantes.

Bon sinon Pondichéry. C’est la capitale de l’état du même nom enclavé dans le Tamil Nadu. Ancienne colonie française, du coup jardins à la française, bâtisses coloniales, alliance française, lycée français, boulangeries, expats, restos avec du bœuf au menu, et taxe sur l’alcool la plus basse d’Inde.

J’ai pas de photos des belles rues du quartier français, en voici d’en dehors :

En plus de Mamallapuram et Munnar, on allait parfois dans les environs :