Asie / Inde / Voyage

Poursuite de ma carrière

Évènements du Samedi 30 mai 2015.

Seran est le directeur de casting qui m’avait déjà trouvé trois actes de figuration dans des films tamouls. En tant que garde du corps, comme touriste de fond pour la vidéo de la chanson d’un film, et la semaine dernière aussi en musique en devant danser, j’ai hâte de voir ça.

Vendredi soir, Seran m’avait appelé vers 21h pour me demander si j’étais dispo le lendemain pour un tournage vers Chennai. Je pars de chez moi à 6h, arrive sur place qu’à 11h pour finalement attendre jusqu’à 15h. Ensuite on m’installe sur une chaise en plastique dans la salle d’une maison en construction, y’a des pots de peinture et deux autruches qui se baladent devant. En face de moi, un acteur indien qui a l’air de aussi faire la mise en scène et les dialogues au fur et à mesure, convulse sur sa chaise. On doit être juste un 12aine de personnes et c’est filmé à l’appareil photo.

Je regarde le patient en jetant des coups d’oeil à ma montre, jusqu’à ce qu’il ait une nouvelle attaque de spasmes. Je donne mon diagnostique à mon confrère à ma gauche : « He’s suffering from Fatal Faminal Insomnia » (Il souffre d’une insomnie faminale fatale) Mais il n’est pas d’accord, pour lui c’est un déséquilibre des voltages entre les deux hémisphères de son cerveau. Une nana me donne un ordinateur portable sur lequel nous consultons des informations (??) qui nous en disent plus. L’analyse sans failles de ces données amène mon confrère au terrible diagnostique suivant.  Le malade n’a pas dormi depuis plus longtemps que le Guinness book recordman Randy Gardner (264h) et va donc mourir. Le troisième médecin à ma droite a bien tout noté sur son bloc-notes.

On sort de la chambre et la conversation continue avec l’amie – qui s’avère être la petite-amie – du malade. La médecine internationale n’a pas trouvé de solution. Mais une idée vient au doc, il implore la demoiselle d’essayer une dernière chose : « You should heal him with sex! » (Vous devriez le soignez au moyen d’une relation sexuelle !) Je suis bien d’accords et réponds très sérieusement « Yes, sex can heal » (Oui, le sexe peut guérir) Nous lui souhaitons nos meilleurs veux de réussites et nous retirons dans la chambre d’à côté pour qu’elle tente sa dernière chance pour sauver son keum.

Je pense donc avoir joué dans l’introduction d’une scène d’un porno.

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Hier j’ai de nouveau été à Chennai, cette fois en voiture, pour un shooting photo. Je devais être client dans un restaurant, patient dans un hôpital puis directeur de ce dernier.

La dernière fois je devais danser (sans chorégraphie) sur la musique d’un film avec d’autres blancs et entourés par des danseurs pro. Au moins le coucher de soleil était cool.

Et la fois d’avant, toujours pour le clip d’un film avec des mecs qui font une choré, je marche ou flâne en arrière plan.