Russie / Voyage

L’île d’Olkhon sur le Baïkal

Mardi 25 mars, 10 heures dans le centre d’Irkoutsk. Je retrouve Sergeï, 39 ans marié trois enfants, sacristain et sonneur de cloches de la petite église orthodoxe de Khuzir sur l’île d’Olkhon. Il parle un français parfait, ayant étudié la philosophie à Paris. Lai, un autre CouchSurfer de Hong Kong qui a traversé l’Europe en stop de Paris à Kiev avant de prendre le train jusqu’ici avec une halte à Moscou, arrive quelques minutes plus tard avec son sac, son saxophone et son balalaïka. On passe prendre des tuyaux et on se met en route.

Sur la route traversant la campagne je ne me lasse pas d’observer le paysage, les petits villages et leurs habitations en bois, des vaches et des chevaux en liberté. C’est encore plus beau en été quand c’est vert.

Vers 17h on arrive au bord du lac et on traverse le kilomètre qui nous sépare de l’île sur la glace encore assez résistante. Sergeï m’apprend alors qu’aujourd’hui deux véhicules ont craqué la glace et coulé dans les environs, bilan : 1 mort. C’est le premier signe qui chaque année annonce la fermeture de la route officielle, bientôt il ne sera plus du tout possible de traverser et l’île vivra en autarcie un ou deux mois jusqu’à ce que les bateaux puissent circuler.

Après une petite heure de piste on arrive à Khuzir, on dépose les tuyaux ici et là, et allons à l’église à côté de laquelle se trouve la maison de Sergeï et Philoxenia le refuge des routards, construit par lui et des couchsurfers de passage.

On pose nos affaires et partons avec Lai faire un tour dans le village, le jour commence à tomber, et on va dîner dans un café.

Le lendemain, on fait une longue balade sur la glace puis sur la terre, on se fait des raviolis et des pâtes sauce tomate et profitons de la nature et du calme. Aujourd’hui il n’y avait pas de bus en départ de l’île, mais on a pu réserver des tickets pour le lendemain matin. Sinon on aurait dû se trouver une place dans une voiture pour traverser le lac puis prendre un bus une fois sur le continent.

Après juste deux nuits sur l’île et une heure d’attente, à se demander si le bus 14 places n’a pas traversé la glace en venant, on est déjà sur le retour. On emprunte un autre passage et arrivons sans encombre sur la terre ferme, puis à Irkoutsk dans la soirée.