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Deux semaines en campagne Mongole

Mercredi 2 avril, j’arrive à la gare routière d’Oulan-Bator pour prendre un car à 17h, qui ne partira qu’une heure plus tard. C’est les vacances scolaires, le car est plein. Ma voisine me file des clémentines, je lui file des biscuits lights pour la digestion. En les achetant j’avais pas fait attention, ça ressemblait à des galettes bretonnes.

20h, on s’arrête 1h pour manger. Un mec cool qui parle un peu anglais me parle et m’aide à passer commande. Chinois de Mongolie intérieure, travaillant à Oulan-Bator comme traducteur, en congés. Il me dit que les chinois c’est vraiment des nuls, qu’ils ont pas d’humanité et qu’il faut pas manger de leur fausse viande (des fois de bébés humains).

Après 16h de route, quasiment que de la piste, nous arrivons à Mörön à 10h. Un ado me fait signe, il doit savoir ce qu’il fait, je le suis. On arrive au Cirque (enfin le gymnase) de la ville. Bayardalai en sort et m’explique : y’a une compétition de judo jusqu’à 15h et après on va chez lui. Je regarde un peu, fais un tour, cherche du wifi et m’achète une glace. On part à 17h avec ses deux filles, 4 judokas, et le coach vers Khatgal. Arrivée 19h. Je suis logé dans une yourte à côté de leur maison. Le fils vient faire le feu, m’apporte le dîner. Le feu était pas vraiment parti, j’essaye de rallumer deux fois et abandonne. La nuit fût fraîche.

Khatgal est un village au sud du lac Khovsgol. Bayardalai y a une Guest House, inactive car c’est pas la saison touristique. Je passe les deux jours suivants à les aider à faire des travaux.

Dimanche 6, on part à la campagne (la vraie). Bayar vient me chercher dans la yourte mais me dit de juste prendre mon petit sac à dos et de laisser des affaires ici : le retour se fera en moto, et qu’il est inutile de prendre des chargeurs vu qu’il n’y a pas de courant là bas. Je fais rapidement le tri et oublis ma pharmacie (heureusement je n’en aurais pas besoin). On y va. On fait monté un mec qu’on crois dans le village puis on passe chercher sa soeur, Otte.

Une demi heure plus tars on arrive à la ferme : quelques enclos et une grosse cabane comprenant une entrée et une pièce. Pas non plus d’eau courante, de douche / toilettes. Otte commence à préparer le repas : allume le feu, elle va chercher des bouts de viande dans l’entrée qu’elle met dans une bassine d’eau à bouillir et prépare une pâte composée de farine et d’eau plus tard étalée et cuite avec la viande. Les deux autres boivent de la vodka et parlent de judo, j’observe et mange du yaourt séché, bon pour la santé et pour les dents.

Un peu plus tars je grignote une mâchoire pendant que mon voisin d’en face fait une distribution de muscles faciaux.

Otte a 50-60 ans et vit seule, avec un cheval et un troupeau de vaches d’une 60aine de têtes. Elle ne parle pas anglais et en plus est pas très bonne en mîmes ce qui rend la communication assez difficile : pour comprendre ce qu’elle veut que je fasse, et en dehors du travail c’était dommage de pas pouvoir discuter. Durant mon passage de 8 jours avec elle, je l’aide sur les différentes tâches de la ferme.

Les matins, distribution de foin au cheval et des vaches, remise en liberté et nettoyage de l’enclos. Les soirs, rabattement du troupeau, mise en enclos des jeunes vaches. Le reste du temps peut être consacré à coupé des bûches de bois, à aller en chercher dans les bois, à faire des allumes-feu, à aller chercher de l’eau au ruisseau, y emmener le cheval pour qu’il boive, à réparer des barrières, à faire de la vaisselle, …

Le second jour, on va chez la voisine d’en face, qui vit en yourte avec ses deux fils et sa mère et qui a des brebis. On y passe l’aprèm à récupérer du cachemire sur les bêtes qui crient au désespoir ou à l’ennui (à deux, on en a fait trois en 5h).

Mardi, Bayardalai vient déjeuner avec deux autres types et son fils, qui restera deux nuits avec nous. L’après-midi ils nous aident pour vacciner les jeunes vaches. Le lendemain on déménage : on va à la ferme d’été à un petit kilomètre de là. Sortie de tout le foin restant, rangement, empaquetage, nettoyage. On met les affaires sur une charrue tirée par un taurreau et en deux voyages tout est transféré. La ferme d’été est plus dans la forêt, et un peu plus petite.

La nourriture n’est pas très variée : viande, pâtes maison ou nouilles industrielles, riz, pain, produits laitiés faits avec le lait des vaches, et oignons. Pour boire, c’est de l’eau chaude (celle du ruisseau) ou du thé mongol : lait, thé et sel.